Réquista. Trois jours de slam


Réquista. Tois jours de slam

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« Les élèves de 3e du collège Saint-Louis ont participé à une session de trois jours consacrés au slam. On reproche parfois à l’enseignement de ne pas mettre en place des activités suffisamment motivantes pour les jeunes. Alors, les professeurs de français ont, dans le cadre de leur séquence relative à la poésie du XXIe siècle, invité une talentueuse intervenante, Réjane Meilley-Ceglia, pour mettre en place une action sur le slam. La poésie impressionne, il s’agissait ici de montrer aux adolescents que seule la motivation est nécessaire pour écrire de beaux textes. Après un travail préalable de concentration, les jeunes sont passés à l’écriture de deux textes (l’un portant leur regard sur le monde, un second plus personnel). Ils se sont entraînés à le prononcer avec force avant la mini-scène slam organisée dans l’enceinte du collège. Les élèves doutant dans un premier temps de leur talent individuel étaient effrayés d’avoir à produire une création mais, très vite, le plaisir a remplacé les appréhensions, apportant beaucoup de motivation, de rimes et de rythmes. Des messages plein la tête, des sentiments plein le cœur, il reste à espérer que la plume les démangera et que leur bibliographie s’allongera car l’écriture est une addiction à consommer sans modération. » (extrait de presse).

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« Ce projet existe de la volonté de deux enseignantes de français et de la direction du collège que je remercie chaleureusement. Merci également aux collègues pour leur compréhension et leur adaptation pendant mon temps d’intervention.

Ce projet permet aux élèves de rencontrer une autre forme d’expression qu’ils ont découvert tout d’abord au travers du DVD : « Slam, ce qui nous brûle ».

Nous vous présentons le résultat de 3 jours intensifs de travail qui ont donné lieu à une scène de slam, espace de liberté de parole. Les élèves ont relevé 2 défis, celui d’écrire 2 textes en peu de temps et de passer sur scène les dire. Tous se sont investis dans l’écriture d’un premier jet sur un thème libre et sur celui de l’exclusion, tous ont accepté la réécriture et même fait l’effort de taper les textes. Tous ont remplis leur « mission », ont voyagé léger ou non et tous méritent les félicitations que je leur adresse.

Les textes sont variés par le choix des sujets, de la forme ou de l’inspiration. C’est surtout le travail sur les mots et les idées qui est important et qu’ils ont développé.

Tout comme un écrivain de polar n’est le meurtrier de personnes dans la réalité, ils ont trouvé des doubles littéraires pour s’exprimer. Au slam, on expose ses sentiments ou ceux des personnages qu’on a créés.

Sur scène, le stress leur fera oublier les conseils de la tenue du corps ou de la maîtrise de leur diction. Ce n’est pas grave, le livret permettra une seconde lecture pour apprécier le travail accompli.

Comme sur une vraie scène, les enseignantes présentent les slameurs par leur nom de scène.

Place à la poésie, place au slam. »

 

Réquista, Collège St Louis, vendredi 5 avril 2013, Réjane Meilley

(Avertissement : les textes suivants sont les premiers jets et ne reflètent pas le travail de réécriture effectué par chacun avant de présenter son texte sur scène.)

 

Sentons ou poèmes personnels :

 

Au début ce n’est qu’un amour de copains

mais après il faut la laisser rêver sans qu’elle se méfie

qu’elle ne reste pas seule et qu’elle prenne garde

qu’elle fasse attention à ces cœurs en sucre d’orge

car elle est légère et comme une plume

elle pèse à peine.

Nous sommes encore des enfants qui s’ aiment

l’hiver dans les doigts

l’ombre dans le dos

et la nuit tombée

la splendeur orientale arrive

mais quand toi tu aimes

il te faut partir

pour ne pas perdre cet amour de copains.

 

Anthony

 

 

 

T’as d’ la monnaie mais t’as plus de cœur

cela ne t’apporte aucun bonheur

t’es aussi avide de sentiments qu’un tueur.

t’as la grosse voiture

le chauffeur qui t’ouvre les portes à toutes heures

et ton coiffeur qui te complimente comme un menteur.

quand tu croises des gens dans la rue

tu les ignores, tu ne les vois plus.

Ces pauvres jeunes qui traînent dans les avenues,

qui vivent à 10 dans un deux pièces

mais qui n’ont rien pour se nourrir ou faire plaisir.

Qui ne peuvent offrir à leurs petits garçons et filles

que des baskets trouées et des vieux jeans tous déchirés

et toi tu veux rien donner

on dirait que t’as même plus de pitié.

 

Toi tout ça, ça te fait rigoler avec tous tes potes les banquiers.

Mais tout ce fric t’en fera quoi le jour ou tu t’en iras

tu ne l’emporteras pas avec toi !

et moi ce que j’en pense de tout ça

c’est que je suis trop jeune pour donner

mais jamais trop vieux pour aider, pour partager,

accepter les différences et même les oublier.

Anthony

 

Hier, il était avec moi, il m’aimait,

pire que ça il me kiffait,

il me disait;

la vie sans toi c’est pas possible pour moi et j’y croyais.

Nous deux c’était fou, c’était l’amour fou

c’était notre histoire à nous.

Mais un soir je suis partie avec Tony,

on était en scoot sur la rout’,

arrivé au stop, le C4 d’en face ne s’est pas arrêté,

il a continué et nous a renversé.

J’ai voulu m’accrocher, mais rien à faire, on était par terre.

Quand les pompiers sont arrivés, c’était le silence,

on entendait seulement notre absence.

Dans ma tête, je criais, mais personne ne m’entendait.

Au bout de 2 semaines d’hosto,

je me suis réveillée, ni mes jambes, ni mes bras ne bougeaient.

Aucune partie de mon anatomie ne répondait.

J’étais dans le noir chambre 127 de l’hôpital st-Bernard.

J’ai voulu appeler Tony, l’infirmière m’a dit

on n’a rien pu faire pour lui, on a voulu le réanimer

mais il était déjà parti.

A ma sortie d’hôpital c’est le bouquet final,

je suis en fauteuil roulant, c’est dégradant.

Je me sens mal, anormale.

Je suis handicapée et je serais toujours assistée.

Arrivée devant mes amis, je suis bannie de la société,

qui n’est là que pour critiquer.

Tous avaient honte, tous étaient contre.

Ma différence les avait frappés et aucun d’eux ne m’approchait.

Je me sentais mal, je me sentais inégale.

Ils venaient d’agir avec inconscience,

tout ça pour garder bonne apparence,

mais moi je n’avais plus d’assurance.

J’étais dans l’incompréhension et je me posais des questions.

Celui qui m’aimait m’a aujourd’hui abandonnée,

peur d’être critiquer,

d’être avec une fille inadaptée.

Me voilà maintenant en chariot roulant,

on peut me qualifier « handicapée » ou «personne assistée ».

Moi aussi je me suis moquée, aujourd’hui à moi d’assumer.

Léa

Quand tu aimes il faut partir

j’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.

Mais pourquoi l’amour que nous partageons

nous fait-il tant rêver et en même temps souffrir ?

Demain on vivra dans la sincérité.

Demain sera un jour de bonheur.

Demain tu auras toujours les yeux qui brillent

au coin d’une place lourde et pleine de promesses.

Demain sera une année pleine de joie et de surprise.

Je ne suis reine de rien que de mon avenir

on est pas sérieux quand on a dix-sept ans

et pourtant aussi c’est l’âge ou l’on s’amuse.

Justine

Les gens n’ont qu’un mot à la bouche : exclusion

ils ne pensent qu’à l’élimination

dans cette vie on est en plein rabaissement

Toutes les personnes sont dans le jugement.

Les regards sont toujours fixés sur les handicapés

les jeunes ne pensent qu’à dévisager

manque de respect envers la maladie

sans plus les considérer.

La différence de religion

Les différences d’opinion

La différence de style

La moquerie ne sert à rien

Juste à s’inventer une vie

On est tous des être humains

On mérite tous le respect et pas la haine

Qu’on vienne d’un autre pays

Où d’une société différente

On est tous pareils

Justine

Mes parents venaient de divorcer,

J’avais du mal à m’intégrer

Dans mon nouveau trou pommé.

La rentrée au collège fut très difficile

J’étais seule dans mon coin,

Des regards méchants se portaient sur moi

Au cause de mon physique disgracieux,

Malgré mes grands yeux.

La sonnerie retentit,

Mes ennemis m’attendaient au portail de la sortie.

Je me faisais maltraité, elles m’ont frappé,

J’étais abandonnée, désespérée.

La peur montait et la colère aussi : il y avait de quoi se suicider.

 

Aujourd’hui je sors de l’hôpital, je n’y suis pas arrivée,

Des bons médecins m’ont sauvée.

 

C’est mon slam et je peux bien ajouter une moralité :

«  Quand on est victime d’exclusion

Il faut blinder sa raison,

Pour résister à la pression ».

Elsa

 

 

Dans les jardins de ma mémoire je trouve les souvenirs de mon enfance et de ma meilleure-amie. Rien de m’empêche de penser à elle bien qu’elle soit partie.

Qu’est-elle est devenue maintenant celle à qui je disais, comme on dit, je lui confiais mes problèmes.

Elle est partie si loin et j’ai envie d’aller là-bas vivre avec-elle parce que je l’aime.

 

Je ne pourrai pas continuer seule

sans regarder dans sa direction,

sans désirer la rejoindre,

sans comprendre son départ.

Sans m’enivrer de son parfum de tristesse.

 

ô quelle balance sentimentale je suis,

ça me fait rire, pleurer,

parler sans avoir rien d’autre à dire.

 

C’était mon slam libre mais je ne suis pas libre,

j’ai répondu à une obligation qui me fait perdre la raison.

Elsa

Je n’ai pas beaucoup d’imagination,

Mais je dois faire un slam sur l’exclusion

L’heure tourne vite,

Je dois faire vite,

Parler de la discrimination, de l’émigration,

Du quartier, des mentalités

Des origines, de la couleur de peau

Alors qu’en fait on est tous égaux.

Parler de l’ostracisme, du physique,

Du handicap, de politique,

Tout ça c’est trop,

Alors qu’en fait on est tous égaux.

Parler de solitude, des différences,

De l’injustice, des souffrances,

De l’apparence, qu’on soit maigre ou gros,

Alors qu’en fait on est tous égaux.

Damien

 

Aujourd’hui, c’est le début d’un mauvais jour

L’humidité de la mort atteint

Des divans profonds comme des tombeaux

Qui tremblent dans la nuit.

Aujourd’hui il met le pauvre cimetière en émoi

Est-ce l’ancien Satan qui attend que je me leurre ?….

Je pelotais la mort,

et je n’ai pas trouvé de mot pour la décrire

Et mon coeur, vieux tocard, le voilà qui ramdame.

Damien

Dans les jardins de ma mémoire,

même si je ne les ai vus qu’une seule fois,

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage,

je me souviens de ces beaux temps heureux,

mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé,

je viens seul m’asseoir sur cette pierre,

chair pour la solitude éclose tristement,

au soupir de mon coeur mon apparence ondule,

l’image est vaine et les pleurs éternels,

mais même si ça fait mal,
il ne faut pas se laisser faire par les insultes d’incultes,

ne pas continuez seul sans regarder,

puisqu’une telle fleur ne dure que du matin jusqu’au soir.


Géraldine

L’exclusion
C’est toujours dur de changer d’école,
t’as l’impression d’aller en taule,
ça te mets dans des situations
ou tu peux vraiment péter un plomb.
Tu te caches dans un coin en pleurant,
tu te retrouves sans tes amis de l’autre établissement!
Et ce qui n’aide vraiment pas,
c’est quand tu découvres qu’on se moque de toi!
Et le pire, c’est quand t’apprends pourquoi.


Tu es différent, ou étranger,
des gens t’excluent sans penser.
C’est très décevant car tu sais qu’à partir de maintenant,
Tu passera tes récrés à part, contre un mur,
pendant que les autres t’insultent car ils ont de l’allure.
Au fil du temps, t’as des blessures.
On se moque de la marque de tes chaussures.
Quand tu reviens du sport,

tu trouves tes habits dans une poubelle,
mises là par des filles cruelles
Mais il ne faut pas se désespérer,
car y’a toujours quelqu’un pour t’aimer.

 

Géraldine

Etre gros, c’est pas bien pour s’intégrer

D’abord insulté puis frappé …

Après dénigré, et automatiquement jugé …

Ça change la façon de penser.

Avoir une certaine terre d’origine,

c’est comme un coup de poignard

On te cherche, on te met en pétard,

Des fois tu passes pour un bâtard

Mais si tu finis vieillard, tu vas vers un traquenard

La discrimination c’est vraiment un pouvoir

ça ne peut pas les émouvoir

Cette bande de clochards

Nos hommes politiques sont des sadiques

et font l’effet d’un repoussoir.

L’élimination est une abomination

Ca mériterait condamnation ou sujet de réflexion

Imaginons une population sans éradication

N’approcherions nous pas de la perfection ?

Pierrick

Aujourd’hui aimer à loisir c’est possible

Mon ombre, elle s’y engloutit dedans

Que faut-il pour nous éclairer ? Le bonheur ?

Elle a la forme de mes mains

Les doigts de Dieu sur les flancs

Ô balances sentimentales

Mon cœur qu’est-ce que tu faisais ?

Notre amour coule et nous passons

Vu que tu m’aimes il faut que tu saches…

Que je ne suis roi que de mon avenir

Hâtons-nous de vivre ! Jouissons de la vie !

Pierrick

Il a presque 15ans

Il vit avec une drôle de maladie
A l’école tout le monde en ri

Certains disent même que c’est un thomy.


Il connaît ses vrais amis,

Il les compte sur le bout des doigts
Il galère tout seul des fois

Il prend ça comme une injustice.

 

Dans sa tête il est solitaire mais ce n’est pas un vice.

Pour lui des journées à attendre le coup de fil du médecin

Personne ne sait ce qu’il a

Lui n’a que l’épaule de sa mère pour pleurer.

Il a 17ans deuxième année de lycée
Il a des résultats élevés, mais pour y arriver il a galéré
Malgré ses difficultés il connaît les soirées à réviser,

Pour essayer de s’accrocher.


Il n’a personne avec lui dans la cour de récré
Mais exclusion rime aussi avec rédemptions
Il a pardonné.
Mais il ne sait toujours pas vers qui se tourner.


Il a même des pensées noires
Il ne veut pas la gloire mais simplement un ami à qui raconter des déboires.
La réussite scolaire est une chance mais l’amitié l’est plus encore
La solitude ne brisera pas son cœur en or.

Il veux juste une personne qui l’écoute pas qu’il dégoûte
On lui a imposé une route il la suivra jusqu’au bout
Il vit  au jour le jour et attend son tour.
Mais bon, la roue tourne et elle leur roulera bien dessus

 

Le message n’est pas crypté

Si demain tu t’égares
Il y aura toujours une personne pour te guider
Donc n’abandonne jamais.

Anaïs

Je fais souvent des rêves étranges et pénétrants
Là ou j’aperçois ton visage un court instant
La vie je ne la connais pas si bien que ça
Mais je me sentais très bien avec toi
Beaucoup parlaient de nous
Mais ce qu’ils ne savaient pas

c’est que leurs rages on s’en foutaient


Aujourd’hui, je fais face à la réalité
Et j’essaye d’avancer
D’oublier cette date ou l’ange du mal a frappé
Je veux tes vers enchantés qui m’ont fait fondre
Comme tes si belles paroles
Nous tenant par la main, parlant du lendemain
Un grand calme m’écoute
Et je plonge dans ces doux souvenirs du passé
Là ou on s’endormait,

les yeux émerveillés de cet amour secret. Anaïs

L’exclusion

Je ne sais pas trop quoi dire

donc j’vais plutôt parler d’cette fille.

Cette fille qui se sent isolée

avec ce sentiment d’infériorité.

Elle s’est vue grandir et puis grossir,

mais n’a pas pu retrouver l’sourire.

Est-elle différente à c’point

pour la laisser dans son coin?

Ces gens qui la toise et la dévisage

ne la pousse pas à son avantage.

Elle est trop p’tite, trop grosse

toujours trop quelque chose,

pour elle la vie n’a pas été rose.

Allez lui parler,

faites la sourire

faites la rêver.

Je lui ai tendu la main

Je suis allée lui parler,

elle m’a raconté son chemin,

ce qui lui est arrivé.

Ce n’est pas de sa faute,c’est une maladie.

Et elle garde la tête haute malgré les moqueries.

Au delà des apparences, elle n’a rien demandé.

Un peu moins de souffrance et surtout pas d’pitié.

Vous êtes qui pour la juger avec vos corps si parfaits?

Arrêtez d’la rejeter, venez plutôt l’aider.

J‘mapelle Manon et maintenant,

j’vais raconter ma vie sur ce ton.

Née à Toulouse, de nature jalouse

Garçon manqué étant petite,

je n’avais pas de limites.

2 ans de foot,

j’étais la fierté de mon père

maintenant je doute,

il en a plus rien à faire.

Ensuite j’ai grandi,

j’me suis rapproché d’ma mère

malgré les prises de têtes

à cause d’mon sale caractère.

Je veux tout savoir et tout avoir

et pas forcément donner.

Je suis peut-être bizarre

mais je ne vais pas changer.

Ma vie sans mes amis

je n’y crois pas

c’est interdit.

C’est avec eux que je ris,

que je pleure

et que je vis.

Je ne vais pas vous retenir

car mon slam est fini.

Maintenant je vais partir,

et je vous remercie.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

où le monde entier est soudé

où les gens se sentent aimés

où ils ne sont pas contrariés

où l’amour les habitait

et où rien n’a changé.

Ici et maintenant

dans les jardins de ma mémoire

je vous déballe mes déboires.

Je ne suis roi que de mon avenir

et c’est pour çà que je vais partir.

Manon

Aujourd’hui j’ai ressenti le besoin d’écrire,

De partager tout ce qui est à dire,

Quand j’entends tous ces politiciens aux actualités,

Parler de ceux qui sont rejetés,

Ça me fait bien rigoler, eux qui n’ont jamais mis les pieds dans une cité,

Ils croient tout savoir sur ces jeunes défavorisés,

Ces jeunes qui cherchent à se protéger,

Qui ne trouvent aucun autre moyen à part se droguer ou défier les autorités,

Qui braquent les passants pour s’acheter de quoi se défoncer.

Ils font tout ça peut-être parce qu’ils se sentent détestés.

Aujourd’hui je repense à Gandhi qui disait: 

« La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais ».

Maintenant je vais vous parler de ces jeunes dans les cités,

Qui eux aussi se permettent de tout différencier,

Ils sont rejetés et insultés mais,

Eux passent leur temps à se moquer des filles,

des enrobés ou des handicapés,

Sont tellement cassants que certains finissent défenestrer.

Et ceux qui prétendent aimer Bob Marley

parce qu’ils passent leur temps à fumer,

ne respectent même pas le message de paix

qu’il a voulu faire passer.

Hugo

L’amitié c’est comme une autoroute,

La première fois que tu prends la route,

Tu viens d’avoir ton permis et tu te rends pas compte

qu’il faut pas mélanger tous les bagages dans la soute,

Seul problème tu n’as pas de GPS pour te guider,

Mais ta voiture est renforcée.

Des fois ça peut arriver de déraper,

ta voiture n’est que cabossée,

Mais certaines personnes sont plus dangereuses que l’alcool au volant,

Certaines personnes prennent du plaisir à faire gicler le sang,

Des fois tu fais des excès et tu t’es flashé,

Du coup t’as une amende à payer.

il y a des aires d’autoroutes,

Mais y’aura bien un moment où tu devras reprendre la route,

A la fin de ton voyage,

Tu te rappelles tous ces jolis paysages,

Mais malheureusement c’est le moment de poser tes bagages.

L’amitié, c’est comme une autoroute à péage.

Hugo

Trop de choses à dire

Je n’ai pas les mots pour décrire

Le fait d’être abandonné, isolé ou encore radié.

Chaque quartier a sa politique

les gens sont classifiés selon plusieurs critères

Qu’ils soient blancs, noirs, métisses,

inadaptés, ou encore handicapés

Tant qu’il y aura une différence ils seront rejetés.

Mais quand on y réfléchit bien,

il ne faut pas se leurrer

il n’y a pas qu’eux qui sont rejetés.

Benjamin

Je ne peux trouver le ton juste

Si aimer et mourir étaient

ton moindre désir. Que faire 

Quand tu montes dans les airs,

quand tu planes ?

Ne touche plus à cette herbe

Redescends sur terre

avant que ça dégénère.

Je ne suis pas philosophique,

j’y vois rien d’épique

à être psychédélique

Mais quand tu sors ton revolver,

quand tu t’agites comme une vipère,

j’aimerais te mettre une muselière

Il s’avère que la vie future sera un calvaire ;

moi je pense que c’est une question de caractère ;

Aujourd’hui le suicide est en hausse

car trop peu d’hommes ont peur de lui

ou alors c’est un curseur qui démontre

à quel point le monde est désespéré.

Qui le sait ??

Benjamin

Je regarde les gens rire, se moquer des autres. Quel scandale !

Ce gens n’ont pas de cœur.

Ils excluent les personnes différentes à leurs yeux,

mais au fond tout le monde sait qu’on est pareil

avec juste quelques petits détails qui changent.

Moi, Je n’sais plus. Je n’ sais plus quoi dire.

Ça doit être si déplaisant de se sentir différent.

 

C’est difficile de se mettre à leur place.

Comment se sentent- ils ?

Comment vivent -ils ?

Toutes ces questions sans réponses,

mais ….bon vous, vous en moquez,

Ce qui vous intéresse c’est votre vie égoïste,

sans vous préoccuper des autres.

 

Je le dis mais personne ne m’écoute

car personne ne réagit !

Pourquoi en rajouter encore

à toutes ces personnes qui souffrent déjà assez.

Comment peut-on être aussi mauvais?

Eux ne se plaignent jamais

pourtant ils doivent vivre au jour le jour,

mais nous, les « bons-portant »,

ont vit pour critiquer, pour se plaindre,

en gros on n’vit pas, on démoralise.

 

Faites comme moi,

allez vers eux, votre âme se réveillera.

Et vous apprendrez à vivre.

Allez vers ceux qui m’ont montré qu’à tout âge,

jeune ou non, il est possible de partager.

La vie serai plus belle si vous cessiez

votre ribambelle de critiques…

les hirondelles reviendront de toute façon.

 

Le racisme est toujours condamnable

personne n’est à priori coupable,

Partout il y a des gens exceptionnels

et d’autres qui nous font honte,

J’en fais pas qu’une affaire personnelle

ce n’est pas la différence qui compte,

S’acharner au présent pour espérer un futur,

oublier un passé déplaisant,

ces temps sont si durs.

Lysiane

 

 

Aujourd’hui je rêve de ces gens,

Marchant, chantant dans les rues de Rouen.

Nous sommes de ceux qu’on dévisage,

Tous vos amis s’en vont seuls

Puis-je rompre le cristal de l’espoir ?

Je songe à la douceur,

aussi douce que des souvenirs.

Le monde entier est toujours là.

Je ne crains pas la douceur.

Vous êtes de mauvais goût.

Rien ne m’empêche de ne penser.

Une chose à savoir

demain la famine dominera la gourmandise.

Mes rêves iront loin.

Ma collection est en ébullition dans ma tête.

Demain, j’en ferai une sélection

dans mon espace privée luxueux

avec l’odeur parfumée de framboise.

 

Lysiane

J’ai beau chercher, chercher sans trouver

Pourquoi exclusion est synonyme d’émigration

Méritent t-ils d’être rejetés
Comme si leur passé les avait abandonnés ?

 

Ils étaient des rois dans l’antiquité

Et maintenant ils sont caissiers dans les KFC.

On leur répond
«Vous n’êtes pas diplômés ? Alors à quoi vous servez ?»

Pourtant… Les politiques devraient tout arranger.

Mais vivre dans une cité ne fait que les enfoncer

On devrait tous essayer de les aider.

Aujourd’hui tout va changer,

Tout est relatif c’est une question d’volonté,

Car aimer son prochain est une grande qualité…
J’ai beau chercher, chercher sans trouver
Pourquoi exclusion rime avec discrimination,

Ils ne sont pas différents eux aussi sont des enfants,

C’est pas comme si on étaient obligés d’être séparés

Alors maintenant, aidons-les à s’intégrer.

 

Nicolas

 

Aujourd’hui j’explore mon grenier

Luxe, calme et volupté

Quand les mois auront passé

Il faudra peut être que j’y passe le balai.

Contre les portes de la nuit

Je ne sais pas trop ou je suis.

Aujourd’hui la gourmandise me guette

Quand je mange je ne laisse pas de miettes.

 

Laisser moi m’apaiser de la bonne tempête

Tout simplement des nuages

Pour ça il n’y a pas d’âge

Je les ai enfin trouvés

Les clés de la liberté

Celles qui font rêver.

 

Nicolas

 

 

Je vais vous raconter l’histoire

d’un petit village qui cache toute une histoire.

C’était en 1916, plein de cris et de tristesse

Où les soldats étaient fusillés puis brûlés.

Jusqu’au jour où ils envoyèrent un message de détresse

à cause de leur faiblesse.

Ils étaient dans la nuit, le mystère

Qui sort d’un sanctuaire.

Mais demain le village va prendre peur,

Car aujourd’hui c’est un jour de fureur.

Tous savent que la guerre est synonyme de terreur

Dans cette terre humaine pleine de douleurs.

Alors un jour la guerre s’arrêtera

Enfin mon enfant, ma sœur

Vous songerez à la douceur

Profitez de cette vie humaine,

avant que la guerre ne reprenne.

Fureur !

 

Robin

VICTORIA

Aujourd’hui, au commencement du monde

Je suis véritablement seul.

Soudain comme un ange sorti de l’ombre

Alors que je m’ouvrais les veines

Elle m’a ouvert son cœur

Elle a absorbé ma douleur

Elle m’a attiré jusque dans ses délires

Elle est la seule à m’adoucir.

J’ai tout de suite voulu lui offrir le ciel

Franchement cette fille est une merveille.

Je lui ai murmuré à son oreille

« J’aurai voulu naître dans tes yeux,

vivre sur ta joue et mourir sur tes lèvres, Je t’aime »

Souleymane

EXCLUSION

Hier, les Hommes du monde n’étaient pas en accord,

Hier matin, au temps du moyen age

Les Hommes n’étaient pas sages

Ils se faisaient la guerre

Et avaient un drôle de caractère

Ils voulaient tout avoir

Les femmes, la gloire…

Hier en début d’après-midi

Le monde commence avec les colonies

Jusqu’à l’esclavage

De l’Europe en Amérique

Où les Africains n’avaient aucun droit de travailler

Et ils étaient mal traités…

Hier soir, l’esclavagisme

Et le colonialisme

Furent enfin stoppés

Mais le non droit des noirs n’était toujours pas supprimer…

Jusqu’au coup de minuit

Ces gens ont réclamé leur liberté

Et ils ont réussi à l’arracher

A la force du poignet…

Ce matin, les Hommes n’ont pas trop changé

Plusieurs puissances sont opposées

Démocratie, communisme, les états totalitaires

Les nazis qui provoquent de terribles guerres

Des conflits et des morts…

A cette heure beaucoup d’autres choses affreuses

Comme la famine, les inondations

Et toujours peu de compassion…

Beaucoup d’associations on vu le jour

Mais cela n’ai pas toujours efficace

Les problèmes sont toujours là, en place.

Bon maintenant là où je vous parle

J’ai 16 ans et je viens du Tarn

Peu de problèmes résolus non plus.

Désolé, je pourrai pas vous dire pour demain (je ne suis pas voyant)

Tout ce que je sais c’est qu’il y aura encore

Des révolutions, des agitations

Et, j’espère plus de compassion.

La vie me portera

Où le vent m’amènera

En attendant il m’a emmené devant vous

Et j’espère que je ne suis pas resté debout

Pour rien, comme un bouffon

Et que vous avez bien compris mon message sur d’exclusion

Souleymane

Toi qui ne me connaissais pas…

je ne suis reine que de mon avenir.

Pour couronner les fleurs, le sang, la faim des hommes

Parler sans avoir rien à dire

Comme une pierre sur le ciel

Dans la nuit sous l’étoile qui luit

C’était si naturel, même pas superficiel.

Nous sommes de ceux qui n’ont point d’âge

Et à l’intérieur de moi n’est plus qu’un paysage

Là, la fleur marine, en délire m’a fait grandir.

De mes vieux albums souvenirs

Le son de ta voix ne me revient pas

Mais mon bonheur est enfin là.

Emma

 

 

Je ne sais pas de quoi parler

Je n’ai pas vraiment d’idées

Mais je vais tout de même essayer

De m’exprimer

Quand j’étais enfant

J’entendais discuter de l’exclusion

On y associait les mots : religion, radiation, élimination.

Je voyais des tas de gens chassés ou renvoyés

À cause de leur nationalité

Filles ou garçons,

Personne ne doit subir la discrimination

 

Quand j’étais enfant

j’entendais énoncer le mot homophobe.

Est-ce une maladie, une anomalie ?

Maintenant j’ai mûri,

J’ai écouté divers avis

Et j’ai compris qu’exclure est une ânerie.

 

Emma

 

Quand tu aimes il faut partir

 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité

 

Et des amours que nous partageons.

 

Mon bel ami je t’emmènerai loin

 

Demain on vivra dans le bonheur et la sincérité

 

On se teint la main.

 

Tu as toujours les yeux ouverts

 

Au coin d’un place lourde et pleine de bonheur

 

Je ne suis roi de rien que de mon avenir

 

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

 

Justine

 

 

 

Les gens n’ont qu’un mot en bouche : expulsion

Ils ne pensent qu’à l’élimination.

Dans cette vie on est en plein rabaissement.

Toutes les personnes sont dans le jugement.

 

Les regards sont toujours fixés sur les handicapés

Les jeunes ne pensent qu’à dévisager,

On se moque de notre style

Sans plus le respecter.

 

La différence de religion

Les changements d’opinion

La moquerie ne sert à rien

Juste à s’inventer une vie

Et le manque de respect envers la maladie.

 

Justine

 

 

La distance nous a séparés ,

Je t’aimais je t’aime et je t’aimerai.

Je me sens fatigué de tout ce qui nous a distancés

Le temps passé semble cliché.

Je ne cesse de ressasser notre bonheur passé.

Notre bonheur présent n’est pas si compliqué

Il est même tout bête à résumer : la simplicité.

Notre futur est tout tracé : la gaieté

Je t’aimais je t’aime et je t’aimerai

Je pense seulement à te respecter

Je songe uniquement à te protéger

Tu me fais tout simplement rêver

Je compte bien t’aimer.

Tu es d’une telle beauté, sans toi je suis défait

Avec toi je suis distrait, y’a pas de plan B

A toi j’ai succombé, ta sûreté m’a assommé

Ta confiance en toi m’a désarmé.

Tu t’es laissée aborder

Puis entraînée vers mon infinité

Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai.

???

Qu’on soit riche ou pauvre

Qu’est-ce qui nous donne le droit de juger les autres ?

Hein, dis le moi.

 

Les politiciens ne s’intéressent même pas aux SDF

Qui sont en train de mourir dans la rue

Alors qu’eux pendant ce temps

Mangent dans des grands restaurants

 

Qu’on soit riches ou pauvres

Qu’est ce qui nous donne le droit de juger les autres ?

Hein, dis-le moi.

 

Les bourgeois qui achètent les dernières Mercédès

Alors que l’ouvrier roule dans une voiture toute rouillée

 

 

Qu’on soit riches ou pauvres

Qu’est ce qui nous donne le droit de juger les autres ?

Hein, dis-le moi.

 

Quentin

 

J’ai le souvenir si doux

J’ai tant rêvé de toi

Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs

Comme le vol gracieux d’un condor dans le ciel.

 

Et plus tard, un ange,

Entrouvrant les portes de l’amour

Songea à la douceur

Et puis il trouva mon cœur, qui ne bat que pour elle.

 

« Vous êtes amoureux, loué jusqu’au mois d’août »

Je suis amoureux et pour toujours je l’aime.

(Il n’est plus temps que je m’éveille.)

 

Quentin

 

Aujourd’hui j’ai des souvenirs plein la tête

Alors le monde entier peut s’écrouler d’un coup

Ce qui est doux continuera à vivre

Respire, marche, pars, va-t-en !

Pour chaque vague

Pour les oiseaux dans les feuilles

La voix des sources change et me parle du soir

Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur.

Mon image de fleurs humides couronnées

L’hiver dans les doigts, l’ombre sur le dos

Rien n’empêche de ne penser qu’une chose

Mais demain mes souvenirs ne seront pas les mêmes qu’hier.

Laura

 

 

 

 

Exclusion

malgré toutes les différences

ce qu’on a tous dans les veines, c’est du sang

si vous n’avez pas la force d’avancer sans être mis au ban

 

 

Laura

 

 

 

On a beau être blanc, noir

On a tous les mêmes racines

 

De la Chine aux Etats-Unis

On a beau croire que ce sont des démocraties

Mais ce sont des dictatures

On a tous les mêmes racines

De l’islam au christianisme

 

De Jésus à Allah

On a tous les mêmes racines

 

Simon

 

Mais je le sens au bord des soirs

Pour ouvrir l’espoir

Interroger bien des espaces

Laisser tomber ces mots

 

Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur

Comme une pierre sur le ciel

À la tienne Etienne, à la tienne mon vieux

Je pelotais la mort, son ventre tend la vie

Et plus tard un ange.

 

Simon

 

 

 

Un soir fait de rose et de bleu mystique

Il y a l’air, il y a le vent

veux pour qui l’espace sensible

de fer, d’acier, de sang

le bonheur les éclaire

arracher à cet or

il ne faut pas pleurer en souriant

pour la vie des hommes ouvre la porte du destin

sans la fermer ensuite avec rage.

 

Abel

 

 

 

Quand je suis arrivé au collège

ma taille me faisait défaut

tous se moquaient de moi

et je ne pouvais que remarquer

que tous me portaient préjudice

sans même me connaître.

Abel

Quand les mois auront passé

Je t’emmènerai sur l’île de Ré

Je fais souvent ce rêve étrange

Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.

Pour chaque vague, pour les oiseaux dans les feuilles

Nous sommes la nuit, le mystère

Je te l’ai dit pour les pensées, pour tes paroles,

Toute confiance se survive

On va sous les tilleuls verts de la promenade

Au pays qui le ressemble

La ville n’est pas loin

Le son de ta voix me souvient.

 

Alexia

 

 

Aujourd’hui des moments de bonheur ont été parfaits

quand les mois auront passé

je t’emmènerai sur l’île de Ré

on ira sous les tilleuls verts de la promenade

où je te donnerai une bague

et puis voici mon cœur qui ne bat que pour toi

pour chaque vague, pour les oiseaux qui volent autour de nous

aujourd’hui je me souviens des beaux jours qu’on a vécu ensemble

Dans la belle ville de Marmande.

 

 

Au jour d’aujourd’hui beaucoup de personnes se permettent de rabaisser les jeunes en difficulté

notamment les handicapés ou les gens de différentes nationalités

que ce soient des filles ou des garçons, il y a beaucoup d’exclusion.

Mais réagissons envers tout ça, tout au long de la vie

 

Alexia

 

 

Ma songerie aimante vint à me martyriser

Quand la lune noire s’attriste

De blancs sanglots glissent sur l’azur des corolles

Et neige de blancs bouquets d’étoiles parfumées.

 

L’oiseau phénix au vol superbe et qui n’est fait que de délivrance

Plane dans les jardins de ma mémoire

Les jardins bleus des espérances

Où les licornes viennent boire

Et plus tard un ange, entrouvrant les portes de mon cœur

Essayera de me faire goûter au bonheur

Des ses miroirs ternis et de ses flammes mortes

C’est cette âme noire qui m’emporte

 

Pour moi être libre est impossible

Où que j’aille, je ne connais que la peine

Demain ce sera peut être possible

J’aimerai me libérer de mes chaînes

 

Léontine

 

Quand j’étais enfant

Je voyais toujours cet homme au chapeau blanc

Assis et recroquevillé sur son banc

Qui nous tendant la main pour un peu d’argent

Exclus de la ville

Sa vie ne devait pas être facile

Passant dans cette rue à l’abandon

On croisait une jeune fille de 17 ans

Berçant son enfant de ses bras d’enfant

Exclus de la ville

Sa vie ne devait pas être facile

Racisme, préjugés et exclusion

Se sont ce qu’endurent tous ces garçons

Parmi eux un enfant costaud

Qui se fait traité de gros

Puis quand je me vois

Une fille tranquille et dans son monde

Qui se ferait presque exclure juste parce qu’elle est blonde

Je me dis que chacun a son histoire

Qui est plus ou moins noire

Le racisme est ici et ailleurs

Moi je me bats juste pour le meilleur.

Léontine

Ma belle adorée

Je t’aime

Mon cœur s’arrache à cet or

Ma vie perce le soleil

D’amour, d’au delà

Ta beauté est bien fleurie

Ton beau rêve d’or

Dans ton île de rêve

Je te porte jusqu’à la vie

Mais la vie s’allume puis s’éteint

Tu m’échappes, ma belle vie

Je te retrouverai dans ton île

Alexis c

Elle m’a exclus de sa vie, de son cœur

En un mot, ma vie a basculé

J’ai vu mes amies partit

J’ai perdu la foi de vivre

Je suis sorti seul sans personne

Sans personne à qui parler

De mon exclusion, de ma vie

Alexis c

 

 

Avec les mots

Aimer et mourir

Renaît le soleil

Pour toute la nuit bleue

Les plus beaux vers

À l’âme secrète.

Du brouillard dans mes yeux

Des sirènes nues

Ces nuages

Aux formes arc en ciel

Me font rêver

Et j’aimerais en voir

Des plumes tomber

Aujourd’hui je vais te confier un secret

Je t’aime

 

Cloé

Quand j’étais petite

Je ne connaissais pas encore le mot exclusion

Mais racisme, rabaissement et préjudice

M’étaient déjà connus

Ces mots si amers

Ces mots auxquels on ne veut pas être associés.

 

Quand j’étais petite

J’étais bien intégrée

Mais pour ceux qui sont exclus

À cause de leur couleur de peau, de leur religion

Pour un oui, pour un non

Chassé du groupe

Tous seuls dans leur coin

À regarder les autres

Avec tant d’envie d’être acceptés.

 

Cloé

 

Exclu comme le mariage gay

renvoyé pour certaines idées

éliminé comme les handicapés

révoqué de la société

radié pour une nationalité

expulsé faute de mixité

repousser , pas assez classé,

chasser de cette société

être boycotté (pour ses idées)

créé une hostilité

expulsé à cause de ton âge

ou de ton physique

Paolo

Le bonheur nous éclaire-t-il ?

Est-il mort, disparu ou bien vivant ?

Le monde entier est-il encore là ?

Même si pour moi il s’est arrêté encore une fois

Et j’entends une voix crier « c’est ta femme, ta femme »

Et ma cendre à l’envers reconstitue ma flamme

Je l’aime depuis que je l’ai vue passer

Aussi doux que dans mon souvenir

Sa beauté laissait choir les séraphins en fleurs

Aujourd’hui le chagrin s’est envolé

Demain il reviendra me hanter. Paolo

L’exclusion en générale est très banale

Elle s’est concentrée sur la nationalité, la société,

Les handicapés et surtout dans certains quartiers.

 

L’exclusion est une accumulation d’élimination

De dénigrement qui conduisent à l’isolement,

À une radiation complète de la société et du monde connecté

Un préjudice sur les personnes âgées n’est même plus compensé

Par leur propre caractère qui est austère.

 

Quand les jeunes veulent s’intégrer, ils ne sont pas acceptés

Ils sont rejetés car les autres ne veulent pas casser

Leurs amitiés de milliers d’années tout ça pour un étranger

Ou un handicapé.

 

David

 

Ô nymphe des fontaines, tu mugissais ainsi sous ces roches profondes

C’est comme avec les herbes

Même si je ne les ai vu qu’une fois au jardin de la Mandragore

Assez de malheureux ici bas vous implorent

L’adieu au reflet sur l’onde calme et close.

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un bon voyage

Comme l’oiseau phénix au vol superbe.

S’il n’y a plus de villes, alors le monde peut s’écrouler d’un coup.

 

David

 

Quand je serai grand

J’interdirai l’exclusion

Car elle fait du mal à plein de gens

Elle est abominable

Horrible et sans raison.

Je te parle, à toi

Qui exclus pour un oui pour un non

Toi qui, sans raison, expulse des personnes !

Samuel

Je fais souvent un rêve étrange

Où il n’y a plus de ville

Que des îles

Moi, dans ce rêve,

Je me trouve à côté d’un oasis

Il y a des animaux étranges

La licorne qui vient boire

L’oiseau phénix au vol superbe

Et je te vois aussi

À ce moment là

Il n’y a qu’un mot que j’ai envie de te dire

C’est « je t’aime »

Samuel

 

 

Quand tu aimes il faut partir

La vie est pleine de choses surprenantes

Ne l’oublie pas.

Laisser l’air vibrer

Ses rêves en pleine lumière

Qui brille à l’horizon.

Songe à la douceur

Et celui qui te serrait dans ses bras

Ce qui se passe sous nos yeux.

Le monde entier est toujours là

Et il s’endort tout doucement.

Julie

 

 

 

Une fille de 13 ans qui se fait exclure d’un groupe de danse par des filles plus âgées

elles essaient de la chasser, de la rabaisser le plus possible

se faire exclure à cause de sa taille

se faire exclure à cause de son physique

se faire exclure à cause de son caractère

se faire chasser à cause de sa couleur

 

Julie

Souvent les mêmes personnes sont exclues, par rapport à leurs origines,

leur couleur de peau, leur religion

dans les yeux de certaines personnes on peut voir qu’ils sont exclus, tristes d’être seuls

rester seul en réfléchissant à ce qu’elle peut faire pour être exclue,

ne pas oser réagir, rester seul et s’exclure

se taire et rester seul

elle écrit avec une plume ce qu’elle ressent mais n’ose le lire

alors je lis pour elle son exclusion.

 

Sarah

 

Dans les jardins de ma mémoire

2 fois, 10 fois, 20 fois je le touchais.

Sur l’enfant aimé, un rossignol vient et se pose

Qui se mire dans le miroir au bois dormant

Uniques comme chacun

Du rivage charmé frappera les échos

Mais sur le froid mortel où l’étoile s’allume

On écrira avec une belle plume

Son regard est pareil au regard des statues

Je nous appareille de phrases vermeilles

Voyelles, consonnes sont étroitement liées

Par ces vers que j’ai imaginé

 

Sarah

 

 

On peut être exclus par rapport à ses origines,

la couleur de sa peau

être mal dans sa peau

sa religion

ils peuvent recevoir des insultes et des coups

ils peuvent se sentir mal dans leur peau

être rejeté d’un groupe

les personnes d’un groupe peuvent les exclure en leur donnant des coups

Alexis B

Elle est debout sur mes paupières

ses enfants dans toutes les rues

qui parlent sans avoir rien à dire

et de mon âme et de ton âme

quand la lune brûle

quand j’étais seul

c’était un drôle de copain

Alexis B

 

 

 

Quand je suis rentrée, ils étaient tous différents de moi.

Ou étais-je différente d’eux ?

J’habitais dans ce quartier,

Où ils étaient tous de même nationalité.

 

Seule dans la salle de classe,

Je me suis tout d’abord sentie exclue.

Au cours de l’année je me suis fait des amis,

j’ai eu des ennemis.

 

J’ai appris à la connaître :

Les « Arabes des quartiers »

Chaque problème venait d’eux,

une bonne raison pour les rejeter

Et même pour les expulser

Comment ne pas les détester ?

 

Et l’on commence à comprendre

Les personnes racistes, celles qui les chassent.

Puis mes parents se sont faits des amis

Des Algériens, ils habitaient aussi là bas.

Ils étaient honnêtes, travailleurs,

Gentils, adorables.

Ainsi on se rend compte que l’on avait des préjugés,

Sur les gens de cette nationalité

Sur toutes les personnes étrangères

ou des différentes religions

Alors que l’on est tous égaux !

Je peux le dire, il n’y a pas une origine mieux qu’une autre

Il ne faut pas exclure mais comprendre et aider.

Charlotte

Quand tu aimes,

il faut partir.

Je m’arme de larmes,

désarmée tu ris

Je m’engloutis dans son ombre

Le ciel vibre de nous.

Sur les eaux calmes d’un étang

Mignonne, elle va, dessus la place

Et elle marche souriante

Regarde toi par lui

Sentir nos souvenirs

S’effriter sous nos doigts

Et la porte,

claquée ensuite avec rage.

Charlotte