Textes atelier d’écritures Jeanine FONTALBAT 2012-2013

 

Tu es d’ici

 

En promenade à la campagne au printemps quoi de plus enivrant que ces odeurs de fleurs. On découvre le parfum de l’églantine, des violettes cachées sous les arbustes et les pâquerettes tout plein sur le gazon on découvre des fraises dans le talus. Plus loin à l’horizon cette plantation de peupliers en rangs serrés. Je découvre un nid d’oiseaux à la cime d’un chêne les parents viennent nourrir leurs petits, plus loin un torrent une cascade qui égraine son petit bruit apaisant. Les oiseaux sont à la fête chacun chante à qui mieux mieux.

Tant d’enivrantes odeurs, tant de saveurs, de chants d’oiseaux pour moi toute seule, quel bonheur !

Le ciel est bleu

Tout est joyeux

Chantons avec la nature, qui semble me dire « Tu es d’ici »

 

 

Un porte-carte

 

Un porte-carte dans mon sac à main c’est très utile. D’abord il est bien joli tout neuf, facile à utiliser, de couleur rouge foncé. J’y mets bien sûr, tous mes papiers, cartes, notes, sans lui je serais perdue, rendez-vous compte, perdre son porte-carte on perd son identité, tant de cartes de toute sorte vous savez il en faut un grand nombre pour orner le porte-carte, que Dieu me garde de ne jamais le perdre.

Dans ce sac, j’ai aussi mes lunettes; sans mes lunettes, mes yeux ne servent plus à rien (j’exagère quand-même !), et mon porte-monnaie : sans lui pas de pain, pas de vin, rien, si je le perds j’erre dans la ville affamée, assoiffée. Il m’arrive de le perdre, mais jusqu’à aujourd’hui je l’ai toujours retrouvé.

Mon sac, quand je ne le vois plus je m’affole.

 

 

Porte-clef

 

Tout le monde à un porte-clefs, plus ou moins bien garni de lourdes clefs, les porte-clefs il y en de toutes les couleurs, de toutes les formes on ne u manque pas d’imagination, pour en créer de nouvelles. Il reflète la personnalité de celui qui le possède, on aime trouver son contact au fond du sac c’est tout de suite rassurant. Les marchands de bonheur s’en servent pour leur publicité. Le mien est de couleur bleue un mousqueton panoplie du montagnard, je le trouve facilement dans le sac il est de bonne dimension et j’aime bien le sortir du sac pour épater les gens, chacun a ses petits plaisirs.

 

La fête

 

 

Derrière le long mur de pierres, les bruits de la fête se font entendre. J’aime bien ces bruits de fête.

Je ne tarde pas à rejoindre la foule qui se presse vers les manèges, les attractions en tous genres. Mes yeux sont attirés par un petit lapin blanc dans une cage, qu’une petite fille taquine avec un brin de paille.

Plus loin M. Anastase le prestidigitateur présente son numéro de prestidigitation, pose son chapeau melon sur la table, donne un bon coup de sa baguette. M.Anastase montre triomphalement aux badauds et aux enfants qui surpris et amusés se mettent à sauter de joie. Petit lapin blanc à peur et se fait tout petit. Puis M. Anastase remet le petit lapin blanc dans sa cage et ferme la porte de la cage avec une ficelle.

 

Un gros rat surgit de sous une valise : petit lapin blanc à peur de cette grosse bête de couleur grise avec une longue queue. Le rat s’approche du petit lapin blanc et lui demande « Que fais-tu là dans cette cage ? Petit lapin blanc dit qu’il doit se cacher sous une table et quand M. Anastase frappe avec sa baguette, Petit lapin blanc doit aller sous le chapeau melon de M. Anastase. Petit lapin blanc dit au rat :

« Je voudrais sortir de cette cage

–rien de plus facile dit le gros rat malin, quand M. Anastase dormira j’irai ronger la ficelle, la couper, on poussera la porte de la cage et tu pourras te sauver »

 

Le gros rat n’aime pas beaucoup M. Anastase qui lui a donné un jour un coup de bâton ; là il lui jouera un bon tour !

 

Ainsi fut fait le petit lapin sort de la cage.

« Merci, gros rat, grâce à toi je peux me sauver. Il traverse la route, saute sur un mur.

 

De l’autre côté coule une rivière.

Un cygne majestueux se laisse paresseusement emporter par le courant. Petit lapin

blanc saute du mur et retombe sur le cygne étonné, mais ce cygne est généreux et il veut bien promener Petit lapin blanc. On passe sous un pont, le roulement des camions sur ce pont fait un bruit d’enfer. Petit lapin blanc se cache sous les plumes du cygne qui se laisse emporter par le courant.

 

Une forêt touffue borde la rivière. Petit lapin blanc voyant dans cette forêt plein de petites cachettes, s’est décide d’accoster.

 

 

Hymne au bel endormi

 

S’il est vrai que notre jardin, ontmc pas moins délicieux, car il se fait plus tendre ; c’est le moment de le contempler en silence quand il est drapé de

brume et de mystère, tout alangui dans l’irréalité poétique fragile de son sommeil ; le moment aussi puisqu’il est à notre merci.

 

 

Les fleurs fleurissent du Groenland à la Patagonie avec une beauté presque insolente : fabuleuses plantes dont nous pouvons aujourd’hui apprécier la présence comme un privilège émouvant.

Un monde fascinant depuis des millénaires.

 

Centon

 

Assez de malheureux ici-bas vous implorent

 

Coulez, Coulez pour eux

Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent

Oubliez les heureux

L’eau de l’étang se garde

L’herbe est douce au silence

Il y a l’air, il y a le vent

Les montagnes, l’eau, le ciel, la terre

Les enfants inconnus, les animaux

Les plantes et le charbon de terre

Tout à coup des accents inconnus à la terre

Du rivage charmé frappèrent les échos

O temps suspens ton vol et vous heures propices

Suspendez votre cours,

Temps jaloux se peut-il que ces moments d’ivresse

Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur

S’envolent loin de nous de la même vitesse

Que les jours de malheur

Adieu Narcisse. Meurs ! Voici le crépuscule

Au soupir de mon cœur mon apparence ondule

La flûte, par l’azur enseveli module

Et mon souffle anime une flute gracile

Dont le joueur léger me serait indulgent

Aimons, Aimons donc !de l’heure fugitive

Hâtons-nous, jouissons

L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive

Il coule et nous, nous passons

Et plus tard un Ange entrouvrant les portes

Viendra ranimer, fidèle et joyeux

Les miroirs ternis et les flammes mortes

 

 

Tempête

 

Le temps est à la pluie, un orage de grêle, de pluie, de vent à noyé tout le paysage

Les rivières ont débordé, les prés sont inondés. L’eau pénètre partout, dans les maisons, les granges où sont entreposés le foin, la paille. Pour aller faire ses courses, on est obligés de prendre une barque. Comme tout le monde n’a pas une barque, il faut chausser de grandes bottes, des cuissardes et éviter les tourbillons pour ne pas être emporté par le courant. L’eau charrie toute sorte d’objets, des récipients, des livres, des vêtements et aussi des animaux.

Quand le ciel aura-t-il fini de déverser tant d’eau sur nôtre terre, notre seul refuge.

La météo annonce le retour du beau temps pour la fin de la semaine.

 

 

 

Aujourd’hui, jour du marché

 

 

Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais il ne fera pas beau, les baromètres annoncent la pluie ; Dans la rue des SDF se pressent pendant des heures. Pas très loin je vois un vieux journal relatant les annexions d’Hitler, longtemps j’ai cru que c’était le 7 mars 1936 qu’Hitler était entré en Pologne.

Puis je me dirige vers la mer : l’océan qui me surprend par son immensité on voit loin très loin à l’horizon. Au loin un navire sur l’eau comme un jouet : j’imagine, si ce navire est en perdition, ou bien il y a pas très loin un autre navire, qui vient lui porter secours, ou il n’y en a pas…

 

 

Salut les garçons, une petite carte du Louvre, on a vu la Joconde. Ils se mirent à rire tous les trois et Fanny sortit chercher la cravate. Peu d’instants après, elle repartait tenant dans ses bras un gros chat, peut-être est-il abandonné? Fanny sensible, se met à pleurer des larmes de joie sachant qu’elle ne sait pas pleurer quand elle est triste.

 

 

 

Si j’étais un gamin

 

Si j’étais un gamin

Je sauterais dans un jardin

Cueillir de belles roses

A peine écloses

Cueillir des herbes folles

Aux si belles corolles

Croulant sous les fleurs

Et fou de bonheur

 

 

La robe

 

La robe est la tenue la plus importante sur une silhouette. Elle met en valeur celle qui la porte décorée de volants, frou-frou, dentelles ou bien toute simple, droite, vite enfilée, petite robe fleurie, colorée avec ou sans ceinture.

Il y a les « hommes de robes », les écossais avec leur jupette plissée, les larges jupes indiennes d’Amérique.

Certes on a le choix entre la robe et le pantalon.

Aujourd’hui, le vent d’autan souffle avec violence : les robes froncées, larges s’envolent, c’est gênant. Une robe étroite est de mise un jour de grand vent, pour éviter ces inconvénients.

 

La petite robe légère dans laquelle on se sent à l’aise, on en prend soin, on l’a repasse, on la repasse, on la pose sur un cintre dans l’armoire, à la meilleure place.

Toutes sortes de robes à travers les siècles ont habillé nos aïeux.

 

La rivière a perdu son chemin

Je suis une rivière, coulant calmement, paresseusement, en toute quiétude, à travers la montagne. Dans mon lit tout bordé de fleurs du printemps, je suis belle. Je suis toujours de même parcours depuis des lustres.

Mais voilà qu’un orage terrible s’abat sur moi. L’eau descend de la montagne et inonde tout. Je suis dépassée par ces évènements, perds mon cours et vais errer dans les champs, les bois, me heurtant à des rochers gigantesques. Je ne peux retrouver mon lit, toute désorientée, je prends un autre chemin, désespérée je ne retrouve plus le fleuve dans lequel je me jetais, mon eau s’étale partout, les gens me maudissent, je coupe les routes.

Un groupe de gens courageux entreprend de creuser un autre lit et depuis, je coule tranquillement et heureuse d’avoir retrouvé mon fleuve où je coule des jours heureux et me dirige tranquillement vers la mer.

 

 

 

 

Histoire de la clef

De l’histoire d’une vieille maison, il ne me reste qu’une clef et une photo. Une clef rouillée, grande, lourde ; elle gardait cette maison : une grande maison de Maitre, datant du XIV ou XV° siècle, des fenêtres à meneaux ; il y avait même une tour, ce qui lui donnait un air de château, un grand parc entouré d’un mur de pierres de deux mètres de haut.

Malheureusement, la tour a été démolie pour bâtir une bergerie, et la maison a servi à bâtir une maison neuve du style XX° siècle.

Il ne me reste plus rien de cette maison ancienne, juste une photo, la clef et le mur qui ceinturait le terrain.

Si j’avais été riche, je l’aurais achetée pour la sauver de la démolition, ainsi que la vielle porte dont je garde la clef.

 

JEANNINE FONTALBAS