Haïkus

Un oiseau s’envole

Une vache meugle au loin

Le soleil se lève

L’enfant se fâche

Le père explique doucement

La mère émue frissonne

Le ruisseau chante

Les cailloux luisent au soleil

La grenouille saute

Dans l’air soudain

Un rapace immobile

Fond sur sa proie vivante.

Ecrire pour moi, c’est :

-Acquérir une liberté d’esprit, d’expression, sans autre contrainte, que celle que je me donne.

-Un plaisir, jouer avec les mots, le vocabulaire, les conjugaisons, c’est retrouver le plaisir de la « rédaction »à l’école.

-Alléger mon cœur, me confier à la page blanche ; elle ne me juge pas, elle est patiente et attentive.

-peut-être un jour inventer une histoire qui occupe mes jours et mes pensées, qui construise un moment de ma vie.

-J’aimerais que l’écriture soit un lien fort avec mes petits enfants, qu’elle construise un attachement qui n’appartiendrait qu’à nous.


UN SENTIER DE SOUS-BOIS EN AVEYRON .

Comme chaque jour, nous partons équipés, pour notre promenade, l’air est frisquet la nature s’éveille c’est le printemps !nous contemplons le spectacle avec délice. Dans un sentier abrité les pervenches s’épanouissent, les pissenlits explosent sous le soleil, plus loin nos pas dérangent un couple de pigeons ramiers, le pic-vert s’évertue à trouver sa pitance, le ruisseau nous coupe le chemin nous sautons, quel plaisir !plus loin nous observons une fourmilière, quel travail acharne.

Petite société de travailleuses consciencieuses qui jamais n’interrompent leur labeur et semblent s’éparpiller en tous sens !

Nous en profitons pour nous reposer quelques instants à l’ombre d’un chêne majestueux, sur le bord du sentier. Au loin nos regards se perdent sur la ligne d’horizon. Qu’y-a-t’il derrière? Sans doute un charmant petit village, tout de pierres polies par le temps, avec une placette bordée de jardinières aux mille couleurs. Un endroit paisible où il fait bon vivre…

Eh oui, c’est un petit hameau, son nom est Blauzac. Des mamies s’y promènent appuyées sur leur bâton. Des grands pères s’assoient à l’ombre des lilas. Une horloge sonne deux fois au clocher. Un fermier passe, teuf, teuf, teuf, juché sur son tracteur. Il va vite, c’est le seul pressé. Les pigeons s’envolent, le pic-vert s’arrête de tapoter, les mésanges s’égaillent dans tous les sens. A terre plus de fourmilière !où est-elle passée ?

Sous la terre, les fourmis, les vers, les insectes, tout un monde invisible et besogneux. Tac, tac le pic vert reprend son travail, les enfants jouent dans la cour de l’école. Dans les rues paisibles, soudain, un flux de vie. Tralalalalère ! C’est l’heure de la récréation. On respire un parfum d’enfance.

C’est un lieu et un moment de bonheur simple, que les hommes de la campagne connaissent bien et que beaucoup recherchent, passant à côté, à force de courir dans tous les sens en quête du bonheur.

Savoir cueillir « dès aujourd’hui les roses de la vie »…

Mauricette